dimanche 15 février 2009

inscriptions éphémères : § 5. hygiène de l'aphoriste







C’est ça qui fait le propre d’un aphoriste : on ne l’attend jamais où il est. Ici, dans les toilettes de ce bistrot, cette phrase est incongrue. Certes, toutes les phrases griffonnées aux toilettes le sont dans une certaine mesure. Mais, ici, c’est autre chose. Ici, ce qui retient l’attention, c’est l’esprit, l’humour et, la pertinence de la remarque qui fait résonner quelque chose. Le bon sens, en quelque sorte, qui cultive le sens du paradoxe et s’étale sous nos yeux alors que nous sommes occupés à autre chose. Peut-être le génie de l’appropriation du lieu impropre.

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