dimanche 6 décembre 2009

images photographiques : § 15. de quelques effets opposés liés à l’utilisation du flash


Ce schéma n’a pas en lui-même une fonction explicative ou, du moins, seulement au sens où il met les choses à plat. Il n’explique rien, mais permet une présentation claire.


1. le flash peut aveugler le modèle d’une photographie tout en le faisant voir ;


2. le flash éclaire tout en dessinant des zones d’ombre

3. le flash projette des ombres tout en induisant des reflets (de la lumière reflétée).


Que l’utilisation du flash ait de tels effets opposés ne pose aucun problème. Mais, cela peut dire quelque chose de la photographie, à savoir : qu’une technique en elle-même n’est rien parce qu’elle peut avoir des effets qui s’opposent. Ce qui signifie qu’une technique en elle-même n’a pas nécessairement d’effet stable qui se produirait automatiquement ou systématiquement. Ainsi, l’homme, j’entends en l’espèce : l’intention de faire usage d’une manière déterminée d’une technique et de la mettre en pratique, n’est et ne peut pas être absent de la photographie. C’est l’intention d’usage qui permet de sélectionner les effets qu’une technique produit.


Autre moyen de critiquer la thèse de Bazin évoquée ci-dessus (voir § 8. causes) et qui revient à dire, en excluant l’homme du processus photographique, que la photographie nous offre un accès direct — c’est-à-dire non médiatisé — à la réalité elle-même — c’est-à-dire indépendamment de tout sujet percevant, soit : un moyen de nier la thèse selon laquelle la photographie serait réaliste, enregistrant le réel tel qu’il est indépendamment de tout sujet. Non que la photographie soit anti-réaliste, mais elle ne nous fournit aucun accès spécial au réel. Elle dépend toujours de certains usages.



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