mardi 30 mars 2010

un peuple de daltoniens (bis)

Parfois, il faut le croire, ça tient de la transmission de pensée. Une chose en entraîne une autre. Comme cette liste des couleurs dans les Remarques sur les couleurs de Ludwig Wittgenstein et qui reçoit une réponse : http://violy.net/Remarques/. Arthur précise : « Les channel de couleurs sont codés sur 8bits, donc un — ["vert-rouge"] = 0xffff00; ça reste une transcription amusante. » Amusante, au moins. Je ne sais pas exactement dans ce codage ce que deviennent les couleurs impossibles (Wittgenstein pense, par exemple, qu’il n’y a pas de blanc transparent). J’imagine qu’on ne les voit pas. Il ne faut pas voir ici une vérification empirique des phrases grammaticales de Wittgenstein, mais peut-être quelque chose comme ce que cherche Wittgenstein quand il dit qu’il recherche une « présentation synoptique » (übersichtliche Darstellung). Là, en un coup d'œil, on voit le chemin parcouru par Wittgenstein dans les Remarques. En tout cas, c'est une ingénieuse manière de faire des remarques sur des remarques sur des remarques.

1 commentaire:

panpan a dit…

Alors que dans le train, j’avais passé mon temps à scruter l’oreille de cet homme, je scrutais maintenant la blancheur qui s’étalait sous mes yeux. C’était une blancheur sombre, presque noire. Elle ne peut être que noire, pensais-je, puisqu’il n’y a de lumière nulle part. Même si la neige est ce qu’il y a de plus blanc dans la langue de ce pays, me dis-je, elle ne peut être blanche si aucune lumière ne vient l‘éclairer. Mais d’où pourrait-elle bien venir cette lumière ?

/Michael Köhlmeier, Ta chambre à moi, ed. Maurice Nadeau, p.26, trad. I. Marivin et A. Fukari/

Remarques sur Remarques, bis repetita,
;-) Arthur.