mardi 17 août 2010

derrider dérida, 6

C’est le con que Derrida introduit, on l’a vu. Mais, le reste est peut-être histoire de sodomie et d’inversion, de Socrate écrivant sous la dictée de Platon à la jeune fille qu’il encule dans le lit de son père. Alors, on n’aurait rien vu. Rien vu du tout. Tout serait encore à voir, à supposer que l’on puisse appeler cela “voir”. Du « Je vois Plato bander dans le dos de Socrates » (La carte postale — Envois, p. 22-23) à « elle te sait bander sur le lit de ton père » (Circonfessions, Période 47, in Geoffrey Bennington et Jacques Derrida, Jacques Derrida, p. 230). Que ce soit Platon ou un autre, ça bande. C’est sûr. Mais, ça ne bande pas pour un con. Ce n’est pas le con qui fait bander, c’est autre chose, peut-être bien « les fesses dodues » de Socrate. Il le voit bander. Elle le sait bander. Et tout ça, ça se passe par derrière. Comme si c’était la seule façon dont les choses pouvaient se passer. Comme si la philosophie, ou du moins, ce qu’il entend par « philosophie », ça ne pouvait avoir lieu que comme ça. C’est ainsi que l’on s’envoie quelque chose ou quelqu’un (cf. Envois, p. 162). Est-ce qu’il faut croire ?

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