jeudi 18 novembre 2010

rien, 8



aussi loin que je me souvienne j'ai toujours préféré aux mélopées langoureuses la musique qui déchaîne et enchaîne par la même que celle qui larmoie et séduit en te prenant par les sentiments aussi j'ai toujours aimé la musique qui s'adresse au corps et intime au corps en ce qu'il a de plus intime — sa sensibilité ouverte aux stimulations sonores c'est-à-dire à son environnement total puisque nous entendons à trois-cent soixante degrés — de se mettre en mouvement la musique qui tire le corps de sa torpeur — le meut — plutôt que celle qui lui tire des larmes — l'émeut — moi — c'était le mouvement qui m'émouvait

Aucun commentaire: